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Le masque kanaga peut être interprété de
différentes façons par les initiés, les danseurs
et les spectateurs. Pour les uns, il représente l'oiseau
kommolo tebu, pour d'autres, le crocodile, la vache,
l'antilope, ou le forgeron sculpteur lui-même. Tout
dépend de l'interprétation des attributs du danseur
(coiffe, sacoche, bâton, costume
) et de la
façon dont le masque « danse ». Alors inerte et
profane, il devenait l'attribut d'un danseur costumé qui lui
donnait vie et parole. Car ce n'est qu'au travers du mouvement, et du
porteur plus particulièrement, que le masque trouve son
efficacité et son sens.
Ce type de masque est attribué à la
société masculine awa, étroitement
liée au culte des ancêtres et aux
cérémonies rituelles du dama. Pour les Dogon,
ces cérémonies permettent d'accéder à la
force vitale universelle et à la réincarnation d'un
défunt. L'interprétation symbolique de l'initié
révèle le créateur, indiqué par la
gestuelle du danseur dans le ciel et la terre. De même, une
interprétation anthropomorphique de la partie
supérieure du masque pourrait aboutir à la
représentation du dieu amma. Ses bras
représenteraient le ciel, ses jambes la terre, et le costume
du danseur les vibrations de la matière originelle.
18ème / 19ème siècle.
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Origine :
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Mali
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Type :
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Masques et cimiers
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Ethnie :
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Dogon
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Matière :
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Très ancienne patine d'usage, pigments d'origine, restaurations indigènes
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Dimension :
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L = 46,5 cm; H = 100 cm
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