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Ce très ancien masque antilope (appelé ka ou
karanda) était utilisé lors des
cérémonies commémoratives du dama. Pour
guider les morts vers le monde des ancêtres et rétablir
l'ordre du monde des vivants, ces cérémonies ont lieu
toutes les cinq années. Il était accompagné de
centaines d'autres danseurs masqués formant ainsi une
représentation abstraite de l'environnement du peuple Dogon.
Le masque antilope est admiré pour sa beauté et la
puissance de ses performances, ainsi que pour son agilité.
L'antilope mythique walu avait été
chargée par le dieu amma de protéger le soleil
du renard yourougou, qui espérait alors retrouver dans
son rayonnement sa sur jumelle yasiguini. Après
de nombreux échecs, le renard creusa dans le sol des trous
pour y faire tomber l'antilope. Malgré les soins qui lui
furent prodigués par les nommo, elle succomba à
ses blessures. La légende dit que le masque walu fut
sculpté pour lui rendre hommage. Les cérémonies
du dama ont un lien étroit avec le culte des
ancêtres (et la mort), ainsi qu'avec l'équilibre de
l'univers.
Lors de ces cérémonies rituelles, le masque, alors
inerte et profane, devenait l'attribut d'un danseur costumé
qui lui donnait vie et parole. Car ce n'est qu'au travers du
mouvement, et du porteur plus particulièrement, que le masque
fait preuve de son efficacité. Il trouve alors son sens
premier, celui du sacré, dans la parole des anciens.
19ème siècle ou
antérieur.
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Origine :
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Mali (Région de Yougo Piri)
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Type :
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Masques et cimiers
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Ethnie :
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Dogon
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Matière :
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Bois, pigments d'origine, ancienne patine d'usage
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Dimension :
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L = 63,2 cm; H = 41,5 cm
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