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Sculpté d'une seule pièce de bois, ce masque antilope
est empreint d'une grande finesse et d'une évidente rigueur
esthétique. Remarquable par la taille de ses cornes, ce masque
était admiré par les Kurumba pour sa beauté et
la puissance de ses performances. Il dansait essentiellement lors des
festivités agricoles qui avaient lieu au début et
à la fin de l'hivernage. Comme pour leurs voisins Dogon, il
pourrait également avoir été utilisé lors
de cérémonies funéraires pour transporter les
âmes défuntes hors du village.
Lors de ces cérémonies rituelles, le masque, alors
inerte et profane, devenait l'attribut d'un danseur costumé
qui lui donnait vie et parole. Car ce n'est qu'au travers du
mouvement, et du porteur plus particulièrement, que le masque
fait preuve de son efficacité. Il trouve alors son sens
premier, celui du sacré, dans la parole des anciens.
Fin du 19ème / début
du 20ème siècle.
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Origine :
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Burkina Faso (Région de Djibo, frontalière du Mali)
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Type :
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Masques et cimiers
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Ethnie :
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Kurumba
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Matière :
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Bois brun clair érodé, patine d'usage, polychromie et réparations anciennes
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Dimension :
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H = 116 cm
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